Tous les « tours » sont bons pour la mendicité

Le nombre de , augmente de jour en jour à Témouchent, et le commun des mortels, peut en faire le constat, avec tous ces hommes, femmes, enfants, de tous les âges, quand ce n’est pas en «communauté», qu’ils partent vers cette nouvelle «profession», à la recherche du gain facile. C’est à longueur de journée, que tous ces mendiants arpentent les artères de la ville de Témouchent, à la recherche d’âmes sensibles et généreuses, pouvant venir à leur secours, pour qui l’espace d’une journée, et pour d’autres, c’est en permanence, tellement ils font partie maintenant du décor. Le boulevard du premier novembre, demeure l’exemple le plus frappant, pour les demandeurs d’aumone, et nombreuses sont toutes ces femmes, qui assises à même le sol, implorent la pitié de tous les passants.
Certes, beaucoup d’entre elles, et leur apparence montre aisément, qu’elles sont dans le besoin, mais d’autres, en font un outil de travail au quotidien. Les unes en compagnie de leurs progénitures, avec des biberons de lait à la main, font tout pour attirer les passants, sur leurs situations déplorables, et guettent les mains qui se penchent vers elles, dans l’espoir de la bonne « prise.» Pour les hommes, c’est souvent au niveau des mosquées, qu’ils demandent la charité, en invoquant différents motifs, à même de sensibiliser tous les fidèles : les uns pour compléter leurs voyages pour des destinations lointaines, les autres, pour subir une opération chirurgicale, avec présentation de documents, pour confirmer le bien-fondé de leurs demandes. La dernière trouvaille, aura été celle d’un jeune homme, bien habillé, qui n’a pas trouvé mieux, que d’installer sa mère au seuil de l’entrée de la maison du culte, qui quémandait, et tout en se plaçant en face d’elle pour l’attendre, et ramasser les dividendes.
Ce sont des choses qui se produisent, après que les fidèles eurent accompli leurs prières. Les exemples ne manquent pas, et sont légion, et aujourd’hui, il est vraiment difficile, de « séparer le bon grain de l’ivraie», devant le nombre impressionnant, de mendiants et mendiantes. Par ailleurs, beaucoup d’entre eux, refusent de se rendre aux Maisons de la Rahma, ou dans les hospices de personnes âgées et démunies. Le pourquoi de la chose, est clair et net : tout simplement, parce qu’ils (et elles), trouvent mieux leur compte dans les rues, que d’aller se reposer dans ces pensions. Le phénomène s’amplifie, et commence à devenir inquiétant, car beaucoup trouvent là, un créneau porteur, sans efforts à fournir. La saison estivale aidant, vu une présence de personnes plus nombreuse que d’habitude, avec les estivants qui atterrissent là ; venant de toutes les wilayas limitrophes, sans omettre les émigrés et les riverains des villages voisins, qui se rendent à Témouchent pour leurs besoins.
Avec tout ce monde, vous n’avez qu’à mesurer le « poids « de toute cette population qui circule. Finalement, parmi tous ces mendiants et mendiantes, qui feint ? Qui est dans le réel besoin ? Par ailleurs, ce qui est le plus frappant, demeure que parmi eux, vous ne trouverez, (ou rarement), aucun handicapé demandant la charité. C’est en tout cas un signe évident, que cette catégorie ne courre pas les rues, même si beaucoup sont réellement dans le besoin. Cependant pour la majorité d’entre ces gens, la dignité et l’honneur, sont souvent plus précieux que tout l’or du monde.

Source : Ouest-Tribune

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