Un Aïd sans pain

painLes fêtes de l’Aïd El-Fitr ont, comme à l’accoutumée, constitué une occasion pour de nombreuses familles de la wilaya d’Aïn Témouchent de renouer avec les visites aux proches et aux morts. Retrouvailles et recueillements ont été des moments exceptionnels qui ont été mis à l’honneur par la population lors de ces festivités marquant la fin du Ramadhan. Il y a eu, aussi, ces ribambelles d’enfants fiers de leurs beaux habits neufs et prêts à s’offrir quelques petites folies grâce à la générosité des adultes. Le côté jardin de l’aïd ne manque pas, en effet, de gaieté et de charme. Mais, hélas, le côté cour n’est pas aussi reluisant lorsque la notion de service public est honteusement foulée aux pieds. Au second jour de l’aïd, Aïn Témouchent ressemblait à une ville morte. La plupart des commerces étaient fermés et les fruits et légumes, parce que devenus rares, étaient proposés à des prix excessifs par les quelques marchands ayant daigné ouvrir. «Qu’à cela ne tienne !» Ont dû se dire les citoyens.
Mais, s’agissant des boulangers, rien ne pouvait justifier, aux yeux des ménages, leur absence flagrante de civisme. Ceux qui avaient ouvert en ces jours fériés l’ont fait de manière désinvolte. Au grand dam des consommateurs, le pain était introuvable surtout le deuxième jour de l’aïd où, à partir de 11 heures, aucune boulangerie de la cité ne servait de pain. L’UGCA n’a pas été écoutée et la direction du Commerce ne s’attendait pas à un tel scénario. Pourtant, des mesures existent pour inciter les commerçants défaillants à respecter les règles du jeu, estiment certains citoyens.

Source: Echo Oran

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