Un atelier régional sur l’information économique

Dire que le courant mondial de l’économie, considèrant aujourd’hui les PME comme le moteur principal du développement, revient à défoncer une porte ouverte. Le postulat a démontré sa force dans les pays développés et il concerne le renouveau dans les pays émergents qui ont compris que les défis futurs reposent sur la compétitivité des entreprises. Et entre les facteurs qui rendent, cette performance possible, il en existe un dont l’importance s’affirme de jour en jour. Il s’agit de l’information économique. Une dimension débattue lors de l’atelier régional organisé à Aïn Témouchent et patronné par le wali de la wilaya, en présence de M. Guenoun Lakhdar, secrétaire général du ministère de la PME et de l’Artisanat.
Dans une allocution de bienvenue, le chef de l’exécutif local, M. Bouderbali Mohamed, a rappelé la place privilégiée qu’occupe la PME dans les économies modernes dont elle constitue, dira-t-il, la colonne vertébrale, avant de souligner, se référant au thème de la rencontre, «que toute prise de décision reste intimement liée à la fonction information et cela dans le temps et dans l’espace». Lui succédant, le représentant du ministère a évoqué les grands axes de la politique du secteur et des multiples acquis enregistrés en matière de soutien aux investissements dont la principale loi d’orientation, sur la promotion de la petite et moyenne entreprise, laquelle à ce propos dans son chapitre 4, fixe les contours du développement du système d’information économique.
Au cours de la matinée, les thèmes présentés respectivement par M. Hamzaoui Mohamed Laïd, DPMEA d’Aïn Témouchent, Haddad Laïd, directeur des systèmes d’information et des statistiques et Rachid Abdelhak, sous-directeur des études statistiques au même ministère, ont apporté de pertinents éclairage sur les fondements des systèmes d’information, tant au niveau local qu’à l’échelle nationale. Des approches basées essentiellement sur Les N.T.I.C (Nouvelles technologies de l’information et de l’information et de la communication) et étayées dans l’après-midi par la communication de M. Farid Bradaï, sous-directeur chargé des systèmes d’information au MPMEA, portant sur «La méthodologie de mise en œuvre de la base de données des PME sur un réseau sécurisé». Ce faisant, la mise en place d’une banque de données économiques et la tenue d’un tableau de bord macro-économique traduisant l’évolution des indicateurs du secteur, permettra aux utilisateurs (analystes, managers et porteurs de projets), d’exploiter on line les informations collectées auprès de diverses institutions dont le CNRC (Centre national du registre du commerce), la CNAS, la DGI (Direction générale des impôts, l’ONS (Office national des statistiques). D’autres bases de données comme les directions de la PMEA, les chambres de commerce et d’industrie et les agences spécialisées telles que la direction des douanes, PROMEX, CAGEX, etc, peuvent être consultées. L’écart noté au niveau des données s’explique par l’évasion aux impôts, relativement élevés sur l’emploi, ainsi que par le grand nombre d’entreprises qui sont immatriculées mais inactives. Le système d’information économique et statistique se veut un outil d’évaluation des potentialités économiques. Il fait appel à des solutions techniques fondées sur les technologies de la communication et grâce auxquelles l’architecture du SIES s’affirmera au fur et à mesure par le recours, notamment à des plates-formes de type réseau via Internet, pour arriver à terme à la création d’un centre d’études et de développement de la PME/PMI. De même comme l’a déclaré M. Guenoun, le travail entrepris permettra l’élaboration d’une carte d’implantation des PME/PMI et de comparer la densité du tissu des PME par branches et filières dans les différentes wilayas et par voie de conséquence, d’orienter les investissements, de les compléter et d’évaluer les besoins réels en matière de biens et services. C’est pour cela que le transfert d’informations à travers les sites informatiques en temps réel et leur exploitation, représentent des étapes indispensables à une bonne maîtrise de l’investissement. Le concept de compétitivité des territoires, adossé à un environnement socio-économique incitatif, est à même de stimuler les dynamiques locales, surtout lorsqu’il s’agit d’IDE (Investissements directs étrangers). Les éléments d’appréciation ou d’information ne se limitent pas à un simple recensement des entreprises et de leurs capacités mais englobent également les niveaux de prestations de services disponibles: Hôtellerie, restauration, voies de communications, ports, aéroports, structures culturelles et de loisirs, fiscalité, droit du travail local, etc. Les gros investisseurs en général au cours de la phase de prospection éprouvent le besoin de s’informer avant de se décider. Qu’en est-il de la wilaya d’Aïn Témouchent qui, il est vrai, offre d’immenses opportunités d’investissements ? Présentement, 4.482 entreprises entre secteur public et secteur privé, employant 23.505 personnes, activent au niveau de la localité. Au 31/12/2008, la DPMEA a répertorié 3.528 PME privées dont 1.621 exerçant dans les activités de service et 1.087 dans le BTP (bâtiment et travaux publics). D’importants projets industriels sont en cours au niveau du littoral témouchentois, lesquels projets vont relever le standing de la wilaya.

Source : Echo-Oran

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