Un immeuble de la rue Rabhi Saïd menace ruine

boulevard temouchent A l’issue du séisme du 22 décembre 1999, l’immeuble sis 07 rue Rabhi Saïd à Aïn Témouchent a été classé au début en rouge puis, lors d’un second contrôle par l’organisme du contrôle en l’occurrence le C.T.C., il fut alors peint en vert, une mention qui veut dire non à démolir. A côté de cet immeuble, où habite actuellement 13 familles la bâtisse qui existait fut entièrement démolie et l’assiette demeure nue à ce jour. L’immeuble en question se trouve à quelques mètres de la mosquée El-Atik, l’édifice le plus ancien de la ville d’Aïn Témouchent. Donc il est centenaire, le tout couvert en enduit plâtre. Et les toitures en tuiles anciennes.
Dans la matinée du 04 novembre 2007, la locataire Bouyahia Nacéra, mère de trois enfants fut surprise par l’effondrement d’une partie du plancher de sa chambre à coucher et une fissuration importante du mur de la pièce d’à côté où, visiblement, l’observateur peut prédire une menace de ruine quasi inévitable. Dans la nuit du 06 au 07 novembre 2007, le plancher a de nouveau cédé et le faux plafond commençait à se défaire laissant apparaître les tuiles à travers un trou d’environ 50 cm de diamètre.
En examinant l’état des supports des planchers de l’ensemble de la bâtisse, l’on constate sans peine que les madriers vont céder en bloc et le danger est imminent et d’aucuns pensent le contraire. Alertés par B. Nacéra, la locataire la plus touchée, les services de la Protection civile de la Sûreté de la wilaya ainsi que de l’Apc se sont déplacés sur les lieux et constatés le sinistre. La chef de daïra s’est elle aussi rendue sur les lieux et a discuté avec les locataires. D’après B. Nacéra, l’autorité de daïra aurait exigé d’eux un désistement notarié, en faveur de l’agence foncière, de l’assiette, produit de démolition de l’immeuble, pour bénéficier de logements sociaux, mais selon notre interlocutrice, l’assiette foncière globale qui est de l’ordre d’au moins 1.000 m² appartient aux 13 familles. Son coût sur le marché parallèle vaut au moins 8.000.000 de dinars, de quoi construire au moins 10 logements F2 avec l’aide de la CNL.
Il était plus correct d’estimer la valeur du terrain et en contrepartie proposer aux locataires les formules existantes à savoir des LSP ou des logements sociaux cessibles à long terme. A priori, les 13 familles n’ont pas trouvé un interlocuteur valable muni de propositions concrètes et faisables pour les persuader et les convaincre sur la faisabilité de la démarche à entreprendre. Présentement, il faut attendre les conclusions des rapports des organes et organismes habilités avant de se prononcer. Mais en toute évidence, l’immeuble menace ruine et est sur le point de s’écrouler.

Source: Le Quotidien-Oran

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