Un statut pour la montagne

Le ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et du Tourisme, M. Cherif Rahmani, veut mettre, le plus rapidement possible, à exécution, la loi portant «protection des zones de montagnes, dans le cadre du développement durable et ses décrets exécutifs y afférents»; une loi promulguée le 23 juin 2004, mois de l’Environnement. Le premier pas vient d’être franchi, ce samedi 29 novembre par la présentation de l’étude relative à la délimitation et au classement des zones montagneuses en quatre sous-ensembles, base des réalités géographiques d’altitude et de pente, et des critères d’homogénéité économique, environnementale, touristique et d’aménagement du territoire.
La commission interministérielle chargée du suivi et de la mise en oeuvre a invité les responsables et autorités concernés des wilayas d’Aïn Témouchent et Tlemcen à apporter leur contribution, leurs remarques et propositions éventuelles sur la phase 2 de l’étude dont les buts et objectifs consistent à fournir «une analyse approfondie du massif montagneux» et compter «les informations statistiques et géographiques nécessaires à la description et à l’analyse de la situation des zones de montagnes». Ainsi, il est demandé à l’assistance au titre de cette phase, de se prononcer sur la classification (zones de hautes montagnes, de moyennes montagnes, de piémonts et autres) de les distinguer en se basant sur le critère de densité de la population et de les regrouper, en tenant compte des caractéristiques géographiques, économiques et sociaux.
La consistance de l’étude, telle que présentée et contestée partiellement par la délégation de la wilaya d’Aïn Témouchent conduite par le secrétaire général, traitera des thématiques selon des critères que définissent la géographie du massif montagneux et des zones de montagnes, la démographie des populations, les aspects socio-économiques et la ruralité, la composante agro-économique et la situation liée aux infrastructures et aux services. En vérité les réserves formulées par la délégation d’Aïn Témouchent ont remis en cause des statistiques et indicateurs chiffrés, en fonction du RGPH de 1998 dépassé, ne reflétent guère la réalité du terrain.
Sur ce plan-là, le BET a eu du mal à faire valoir les scénarios qu’il voulait présenter. Les réactions sont venues du S.G du DPAT, des directeurs de l’Education, de la petite et moyenne Industrie, du Tourisme et des chefs de services des forêts ainsi que de celles émanant de l’association «Défense des Intérêts des utilisateurs d’eau et protection de l’environnement de la wilaya d’Aïn Témouchent».
Connaissant un relief montagneux et des zones de montagnes atteignant 70% de sa superficie, la wilaya d’Aïn Témouchent dispose des zones à promouvoir qui sont contigües aux wilayas de Tlemcen et Sidi Bel-Abbès. Avec la première, il s’agit de la zone-tampon des Trara – Sbaâ Chioukh et avec la seconde Berkèche, Tessalah et El-Ghoualem. Les omissions révélées par les intervenants de la wilaya d’Aïn Témouchent se sont focalisées sur la partie englobant Béni-Saf et Bouzedjar jusqu’à Madagh (Murdjadjo) ainsi que celle située à Aïn Tolba et Emir Abdelkader. Les représentants du ministère de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et du Tourisme en l’occurrence Mme Kharfi, directrice et M. Fiotmane, S/directeur, étaient satisfaits du niveau des débats et des propositions émises que le BET devrait prendre en considération pour apporter les rectifications nécessaires et combler les omissions.

Source : Quotidien-Oran

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