Une rentrée scolaire pas comme les autres

A l’instar des autres établissements scolaires ordinaires, les élèves handicapés du centre médico-pédagogique et de l’école des jeunes sourds-muets ont rejoint leurs classes à Aïn Témouchent dans des conditions normales, en attendant de trouver une solution pour les élèves ayant atteint l’âge de 18 ans et plus. Au niveau au centre médico-pédagogique (CMPP) pour enfants inadaptés mentaux, la joie des retrouvailles était énorme, car ils rentraient dans un établissement relooké et embelli par des travaux qui se poursuivent d’ailleurs toujours.  Selon la directrice du CMPP, Mme Malioui, toutes les dispositions technico- pédagogiques nécessaires ont été prises, pour leur assurer la meilleure prise en charge possible.
Même le déficit en personnel spécialisé a été comblé par le recours aux universitaires du CPE, que la DAS s’est chargée de détacher. Notre interlocutrice a énuméré également certains points secondaires, à savoir le transport et la création d’une aire de jeux. Pour le premier point, un seul bus est disponible pour transporter les 27 élèves externes, contrairement à la norme requise, d’autant plus qu’il tombe en panne de temps à autre. «En outre, dit-elle, ces enfants ont besoin d’une aire de jeu répondant aux normes requises pour leur catégorie, alors qu’il y a assez d’espace au sein du CMPP.» Et de rajouter que malheureusement, il y a un sérieux hic pour les élèves dépassant les 18 ans d’âge. Le CMPP quoique surchargé, doit néanmoins laisser la place aux nouveaux arrivants qu’il est obligé de garder en liste d’attente. Dans ce contexte, une commission a été désignée pour étudier la possibilité d’inscrire les grands au niveau des centres de formation professionnelle, notamment, pour les cas dont le niveau de handicap est jugé surmontable.
Une autre réflexion porte sur la création de classe intégrée, au niveau du secteur de l’Education de la wilaya. Cependant la directrice préférerait la création d’une classe spécialisée au niveau du CMPP même, dont les éducateurs ont l’avantage de connaître parfaitement leurs élèves. Certes, si le cas de ces jeunes gens, déficients mentaux et dont l’âge dépasse les 18 ans, a été soulevé par le ministre de tutelle, lors de ses dernières visites à Aïn Temouchent, pour suggérer la création d’une ferme d’apprentissage à travers le territoire national, il n’en demeure pas moins vrai que l’initiative tarde à se concrétiser.

Source: Voix-Oranie

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