Vers la réhabilitation de la fourrière canine communale

chienUn récent bilan des services de la Direction de la santé et de la population vient de tirer la sonnette d’alarme. Il y est mentionné qu’au cours de cette année, la wilaya d’Aïn Témouchent a enregistré 616 cas de morsures dont 247 occasionnées par des chiens errants et 189 autres par différents animaux. Les communes les plus touchées par ce phénomène sont, dans l’ordre d’importance, Aïn Témouchent (116 cas), Hammam Bouhadjar (79), Oulhaça (62), Aïn El Arba (44) et en 5ème position arrive El Amria avec 42 cas. Le chef-lieu de wilaya abrite le plus grand nombre de chiens errants (62 morsures) devant Hammam Bouhadjar (31) et Béni Saf avec 23 morsures .
La faune canine, chiens domestiques ou errants, évolue en toute liberté au milieu des cités, mettant en danger la santé des habitants et particulièrement celle des enfants. Les chiffres annoncés sont suffisamment alarmants pour inciter les responsables à prendre les mesures appropriées. On peut se féliciter qu’aucun de rage n’ait été encore signalé, mais le danger n’est pas pour autant à écarter. Les APC, qui ont la tête ailleurs, se sont toujours accommodées de la présence des chiens au sein des quartiers et aucun, parmi les maires qui se sont succédés, n’a pris l’initiative de réhabiliter la fourrière, dont la création remonte au milieu du 19ème siècle. Les anciens Témouchentois se souviennent encore de la structure qui accueillait le siège de la fourrière. Situé à l’angle des boulevards Safrane (aujourd’hui des Frères Benfissa) et Négrier (actuellement chahid Chouiref Salah), le chenil géré par la municipalité était doté de moyens conséquents : niches pour chiens, salle de vétérinaire, un fourgon hippomobile muni de cages qu’accompagnait, les jours de traque, un employé spécialisé dans la capture des chiens en état d’errance.
Une réglementation précise donnait mission aux mairies de créer des lieux de refuge pour les animaux abandonnés (chiens et chats errants). La première loi de ce type a vu le jour en 1839…, voilà qui en dit long sur le retard sidéral accumulé par nos communes. Allez suggérer aujourd’hui à un candidat aux prochaines élections locales de faire figurer dans ses promesses la création d’une fourrière. Sûr qu’il vous rira au nez en pensant que vous êtes en train de vous payer sa tête. Pourtant, les fourrières, comme les toilettes publiques ou les espaces verts, fait partie des réalisations qui contribuent au confort du citoyen, voire à la préservation de sa santé. Pour l’instant, les municipalités semblent avoir d’autres chats à fouetter. Qu’ont-ils à faire donc des chiens ?

Source: Echo-Oran

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