Aïn Témouchent en caravane culturelle

La première des cinq caravanes culturelles de la wilaya est revenue de la wilaya de Sétif. Son gala d’ouverture, un spectacle scénarisé autour d’un mariage témouchentois, un mariage, entre tradition et modernité, a tenu ses promesses auprès du public. Tel qu’on a pu le voir avant le départ de la caravane vers AïnTémouchent, il est prétexte à donner à voir une palette du folklore local accompagnant une noce en milieu rural, car les réjouissances en ville prennent une tonalité plutôt cuivrée. Ainsi, si la camionnette avec un groupe raï juché sur sa benne, qui annonce des épousailles par les rues et les quartiers, n’a pas figuré sur scène, par contre le groupe claironnant des rythmes chaloupés au son de la trompette, lui, n’a pas manqué. Et gâteau sur la cerise, c’est le père du raï moderne, Messaoud Bellemou, qui entonnait son fameux air du poréapor.
relayant les unes et les autres scènes, le berrah flatte de sa gouaille les invités de la noce et le public. Ainsi, la wilaya de AïnTémouchent, faut-il le souligner, a assumé pour la première fois le raï, un genre dont Oran et Sidi Bel Abbès se disputent la paternité, alors que l’on sait que c’est sur les plaines du Témouchentois qu’il a été enfanté au cours de veillées des bivouacs d’été des milliers de moissonneurs, des saisonniers venus de partout qui immédiatement après la récolte reprenaient le sécateur du vendangeur et qui y campaient près de trois mois.
Chikha El Wachma, devancière de Rimiti, n’est-elle pas une témouchentoise, alors que Rimiti est née à la frontière de Aïn Témouchent et Sidi Bel Abbès ? Cette assertion est du regretté Saïm El Hadj, parolier en particulier de Ahmed Wahbi, l’homme de théâtre, homme de radio et un des fondateurs du festival national de raï. Il convient d’indiquer qu’à l’époque de la naissance du raï et de sa reconnaissance nationale et internationale, Aïn Témouchent n’avait pas droit au chapitre, elle relevait alors du département d’Oran puis plus tard, elle a dépendu de la wilaya Sidi Bel Abbès.
Pis, ce qui n’arrangea pas les choses, depuis la création de la wilaya, lors des manifestations culturelles officielles, tous les genres musicaux et folkloriques étaient à l’honneur à l’exclusion du raï. Ceci étant noté, pour les prochaines sorties programmées successivement à Oum El Bouagui (22 au 26 octobre),Tizi Ouzou (28 octobre au 1er novembre), Ghardaïa (25 au 29 novembre) et Béchar (du 26 décembre au 31 décembre), les plateaux artistiques feront appel à d’autres artistes, d’autres sonorités et d’autres couleurs.
Le tout tournera également autour d’une exposition sur l’histoire, la géographie, l’art et la culture de la région, de spectacles de théâtre pour adultes et pour enfants, des poésiades et des conférences. A ce titre, l’auteur dramatique et romancier, Bouziane Ben Achour un natif de Beni Saf, sera présent à Tizi-Ouzou pour présenter Medjoun, son dernier roman, une présentation suivie d’une vente dédicace.

Source : El-Watan

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