Des classes surchargées

Est-ce le fait d’avoir des taux d’occupations de 19, 31 et 23 élèves par classe respectivement au primaire, au moyen et au secondaire, que l’on peut dire que les conditions pédagogiques sont excellentes dans la wilaya de Aïn Témouchent ? Le calcul arithmétique basé sur le rapport du nombre total d’élèves de chaque palier sur le nombre de classes reflète-t-il la réalité du terrain, alors que dans certaines zones urbaines ou semi-rurales, l’on trouve des classes peuplées de 35 à 40 élèves ? Les seuils cités au début constituent la minorité des cas, qui ne peut être citée comme référence.
Et c’est à cela qu’il faut réfléchir à l’avenir pour essayer de faire un équilibre par une bonne répartition spatiale des établissements scolaires à implanter notamment en milieu urbain, où les écarts sont importants d’un quartier à un autre. Dans le point de presse qu’il a animé ce lundi 24 novembre, le directeur de l’éducation par intérim a été appelé à donner des explications au sujet des taux qu’il a communiqués et qui ont causé des disparités dans l’appréciation des uns et des commentaires différents dans les lectures des autres et des analyses à respecter chez d’autres encore. Cependant, si l’on admet que c’est de cette manière que le taux d’occupation par classe à l’échelle nationale est calculé, l’on peut avancer que la situation est nettement meilleure dans la wilaya de Aïn Témouchent.
L’autre point qui a focalisé les débats est celui relatif au chauffage dans les écoles primaires qui fait défaut et que le directeur de l’éducation de la wilaya a reconnu.
Au fait, l’autorité en question a placé la balle dans le camp des responsables locaux chargés du secteur et des P/APC, qui n’arrivent même pas à recruter des agents spécialisées habilités à réparer les poêles à mazout. L’idée de songer à équiper les écoles en chauffage fonctionnant au gaz de ville dans les localités urbaines qui en sont dotées, a été appréciée par le D.E.W., qui a pris note et qui devrait la proposer lors de ses rencontres avec les responsables concernés.
Cependant, la question de l’étanchéité dans les établissements publics et scolaires est à citer en référence dans les débats car beaucoup d’insuffisances sont apparues à l’issue des derniers évènements climatiques connus par la wilaya de Aïn Témouchent. Ce ne sont pas uniquement les vieilles écoles qui sont mises à l’index, mais il existe de nouveaux établissements à peine réceptionnés qui sont cités dans ce cadre. S’agit-il d’une question de conception qui fait défaut ? Est-ce un problème d’entreprise ne maîtrisant pas bien le domaine ? Ou s’agit-il de matériaux qui ne sont pas conforme aux normes ? Toute la problématique est à ce niveau et la réflexion est de nouveau posée.

Source : Quotidien-Oran

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