Des moyens conséquents pour le secteur de la pêche

sardine Entre 2001 et 2004, le secteur de la pêche dans la wilaya d’Aïn Témouchent a bénéficié, dans le cadre du plan de soutien à la relance économique, d’une importante assistance financière, qui lui a permis, entre autres, de renforcer la flotte de bateaux et de s’ouvrir à l’aquaculture à travers, notamment, le lancement de deux projets l’un à Rachgoun dit «Aquatafna» et l’autre à Sbiat dénommé «Aquasol», visant à améliorer la production en butte à divers aléas liés aux bouleversements l’écosystème marin et à certains procédés de pêche souvent illicites. Parallèlement aux actions de renforcement des moyens de production, un effort colossal est consenti au plan infrastructurel, en vue de doter les ports de Béni Saf et de Bouzedjar de capacité d’accueil, de transformation et de maintenance.
Pour l’instant, le secteur dispose de 2 conserveries, de 14 ateliers de réparation de bateaux, de 5 unités de fabrication de glace, de 11 chambres froides, de 2 postes de congélation, de 2 stations de distribution de gasoil et de 6 points de vente de matériel de pêche ; sans compter plusieurs autres projets en cours de réalisation, principalement à Bouzedjar, lesquels vont impulser une nouvelle dynamique au monde de la pêche.
La flotte actuelle se compose de 388 unités flottantes. Le port de Béni Saf accueille plus de 200, dont 36 chalutiers, 20 sardiniers et 145 petites embarcations et ce, grâce à l’extension de son plan d’eau en mesure d’abriter 265 unités, par rapport à celui de Bouzedjar conçu pour recevoir 185 embarcations.
La flottille en dépit de son renouvellement constant, demeure toutefois assez vieillotte, particulièrement pour ce qui concerne les sardiniers. 54 d’entre eux, sur les 82 recensés, possèdent une moyenne d’âge approchant les 20 années. Des statistiques, contenues dans le dernier rapport de l’APW, sont à considérer avec prudence si l’on se réfère à d’autres chiffres émanant de la même source, qui font état de l’évolution de la flottille de sardiniers entre 2001 et 2007, évoquant le chiffre de 77 unités. Quant au personnel marin, au nombre de 4.498 (en avril 2008), celui-ci active pour 73 % de l’effectif à Béni Saf et à hauteur de 27 % au port de Bouzedjar.
Dans cette population, il existe en théorie 301 patrons, 265 mécaniciens et 3.932 marins. En 2007, le secteur a enregistré la création de 625 postes de travail directs et indirects. Sachant qu’un chalutier a besoin de 9 marins, un sardinier en emploie 18 et une petite embarcation 3 personnes.
Le bilan de l’année 2007 fait ressortir une production de 31.061 tonnes de poisson, toutes espèces confondues, dont 3 % seulement, soit 604 tonnes, de poisson blanc. Les pêcheurs de Bouzedjar ont, pour leur part, remonté 181 tonnes de poisson blanc, 16.043 tonnes de poisson bleu. Toujours à l’issue de l’année écoulée, 96.192 tonnes de crustacés furent exportées par une société privée à partir des ports d’Oran et de Ghazaouet. La production est jugée encore assez faible, comparée à la demande sur le marché.
Les investissements, par le biais de l’ANSEJ et l’ANGEM, touchent présentement une dizaine de promoteurs, dont certains sont arrivés en phase de finalisation de leurs projets après un long parcours administratif. L’on s’attend, une fois ces projets lancés, à l’embauche de 163 jeunes et à une augmentation de la production de l’ordre de 2.120 tonnes.
Le secteur de la pêche est en pleine mutation, compte tenu du volume des investissements en cours. Dans leurs recommandations, les élus, qui ont voté le dernier budget supplémentaire, insistent sur la nécessité de procéder au draguage du port de Béni Saf, de prévoir des plots (bollards) pour attacher les embarcations, à fonder une institution locale pour la gestion des ports de Bouzedjar et Béni Saf, de renforcer l’éclairage au niveau des ports, ainsi que les moyens d’intervention contre les incendies. D’autres propositions, ayant pour but l’assainissement de l’environnement des espaces portuaires, sont venues enrichir le débat sur le secteur de la pêche, un des trois grands piliers de l’économie locale.

Source : Echo-Oran

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