Epilogue heureux pour un jugement non exécuté

De nos jours, le mariage est le projet que nourrit toute jeune fille de bonne famille, surtout si elle arrive à réaliser son rêve, sans sortir des chemins battus, comme l’exige la tradition ancestrale. C’est justement ce rêve que voulait réaliser une jeune témouchentoise, répondant aux initiales A.Y., âgée de 25 ans et qui se réjouissait de l’approche de son mariage, fixé au mois d’août dernier, avec à la clé une grande fête familiale pour bénir son union avec le fiancé qu’elle s’était choisi. Malheureusement, elle était loin de s’attendre à ce que la délivrance de son extrait d’acte de naissance allait faire crouler tous ses rêves échafaudés, et pour cause.
On ne sait pour quelle raison, sa naissance n’a pas été enregistrée. Selon le père de la jeune fille, il a mis plus d’un an à obtenir la notification du jugement prononcé en sa faveur, par le tribunal de Sidi El-Bachir, sous le N°07/4925, en date du 15 novembre 2007, et validant la régularisation de sa naissance. «Une décision qu’appliquerait sur l’heure n’importe quelle mairie du pays, pour qu’elle soit enregistrée sur ses registres des naissances d’état civil», remarque un citoyen, qui a pu régler le même problème pour son fils, enregistré à sa naissance sous un nom erroné dans une mairie d’Alger. «Si le jugement a mis 15 jours à m’être délivré, la correction de l’erreur a été effectuée dans l’heure qui a suivi la remise de sa notification», ajoute ce citoyen, qui a pu regagner Oran dans la même journée, avec l’extrait d’acte de naissance de son fils à la main.
Depuis lors, ce dernier n’éprouve plus aucune difficulté à se faire délivrer ce genre de document à partir de sa commune de naissance. Cependant, le père de la candidate au mariage n’a pu obtenir que tout récemment la notification du jugement prononcé depuis le 15/11/2007. Il avait même mandaté à cet effet un avocat, qui a saisi le procureur de la République près le tribunal de Seddikia, en date du 10 juin 2008. En plus de cela, ce père a usé toutes ses chaussures à faire la navette entre Aïn Témouchent et Oran, pour faire activer la procédure d’exécution du jugement. Acculée dans ses derniers retranchements, la candidate au mariage a failli sombrer dans la dépression nerveuse. «Voilà comment un bonheur demeure en suspens et laisse une famille dans l’émoi et l’incertitude du lendemain par la faute d’une bureaucratie tatillonne», conclura son oncle, en clamant son impuissance.
Aux dernières nouvelles, le père de la fiancée en détresse a pu finalement obtenir la fameuse notification auprès du tribunal de Seddikia et croyait que ses malheurs allaient prendre fin. Comme il présentait l’enveloppe contenant le dit document au préposé du guichet de l’état civil d’Oran, ce dernier lui ordonna de la déposer auprès du service courrier, sous prétexte que l’enveloppe était adressée au président de l’APC et non pas au service de l’état civil. Mais, l’agent du service courrier l’a renvoyé au service de l’état civil, quand il a pris connaissance de la teneur du document. Au bord de l’hypertension, le papa s’est présenté au cabinet du Maire, pour qu’enfin le responsable du secrétariat instruise l’officier de l’état civil, pour accuser réception du courrier de la notification. Finalement, trois jours après, la petite fiancée eu la joie d’avoir en main, non seulement son extrait d’acte de naissance, mais aussi son livret de famille dûment établi par la mairie de Aïn Témouchent, en attendant de convoler en justes noces. A cette occasion, la famille de la jeune A.Y. a organisé une «waâda», en reconnaissance à Dieu.

Source : Voix-Oranie

3 Comments

  1. garcia dit :

    Comme on dit chez nous ; tout va bien qui fini bien = Bsarthèk

    Je me languie de ma ville qui m’a vu naître à 1 2 C 4

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  2. chabati dit :

    cette situation est inadmissible c’est domage que certains fonctinnaires coronpus continues à sevires et a gacher la vie des citoyens honnetes sans etre inquieté mais n’oublions pas qu’il y a dieu et j’espere qu’il le leur fera payer

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  3. Mohamed deza dit :

    Quand la bureaucratie s’installe durablement dans tous les rouages de la fonction puublique par la faute d’individus corrompus il ne reste au citoyen honnête que l’attente de la justice divine
    Ayons foi en cette Justice La foudre de l’enfer s’abattra bien un jour sur les corrompus comme sur les corrupteurs

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