Journée d’étude sur la pharmacie

medicamentUne journée d’étude sur la pharmacie a été organisée, hier mercredi, par le Forum des pharmaciens, au niveau de la salle des conférences de l’Hôpital Dr Benzerdjeb d’Aïn Témouchent et à laquelle ont assisté plus de 90 pharmacologues venus des officines de Sidi Bel-Abbès et Tlemcen, au moment où 70% de nos médicaments sont importés de l’étranger.Cette rencontre régionale a été ouverte par le président du Forum des pharmaciens, Marouf Med, en présence du wali, Bouderbali Med. Tout en remerciant les confrères de s’être déplacés toutes affaires cessantes, pour participer à cette réunion, il a souhaité une bonne réussite aux participants, avant de passer la parole à Luc Anard, Professeur en pharmacie et propriétaire d’une usine de produits pharmaceutiques à Bruxelles, en Belgique. Le conférencier a mis d’abord l’accent sur le niveau de production des médicaments en Algérie, qui possède très peu d’usines dans le créneau, du moins à un niveau de performance remarquable. Il a donc souhaité la promotion et le développement de ce créneau sur le territoire national, en insistant sur les contraintes techniques de la préparation des médicaments en Algérie. Pour pallier ces contraintes, il ne voit que l’apport de nouveaux investisseurs pour s’engager dans la production des produits pharmaceutiques, entrant notamment dans la nomenclature arrêtée, pour éviter l’importation et pour former le personnel spécialisé dans ce domaine.
Pour avoir une idée de l’effort à consacrer, selon l’association, 70% de nos médicaments sont encore importés et durant la période 2006/2007, le coût global de ses produits a atteint 1,6 milliard de dinars, et ce, malgré l’instauration du générique. Un coût qu’on espère voir à la baisse, avec le montage de nouvelles usines en Algérie, l’objectif recherché étant que le malade ne soit plus pénalisé par la cherté des prix du médicament.Cette journée intervient au moment même où une grosse rupture de stocks de médicaments est à craindre, en raison de retards intervenus dans la validation des programmes prévisionnels. Certains craignent que le scénario catastrophe vécu par les consommateurs, par la grâce du ministère de l’Agriculture, dans le cas de la pomme de terre, ne soit remis au goût du jour par nos bureaucrates de la Santé, au détriment de nos malades.
Pour s’en convaincre, les laboratoires pharmaceutiques qui se livrent une véritable guerre économique à l’étranger, ne tiennent pas à perdre leurs parts de marchés et n’hésiteront pas à solliciter leurs relais locaux. C’est un enjeu économique et sanitaire qu’il importe d’étudier avec le maximum de précaution, pour éviter les erreurs du passé et le sort réservé aux tentatives volontaristes qui auront jalonné l’histoire de la production pharmaceutique en Algérie.

Source : Voix-Oranie

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