L’eau H24 n’est pas pour 2010

Les travaux en aval pour acheminer les 100 000 m3/j de quota pour la wilaya de Témouchent sur les 200 000 de production quotidienne, ne s’achèveront que dans un délai de huit mois. De source très au fait de la question de l’AEP, l’eau en H24 n’est pas pour 2010 pour deux raisons majeures. D’une part, parce que l’usine de dessalement connaît quelques déboires sur lesquels le secret est bien gardé et, d’autre part, parce que les travaux en aval pour acheminer les 100 000 m3/j de quota pour la wilaya de Témouchent sur les 200 000 de production quotidienne, ne s’achèveront que dans un délai de huit mois. Pour ce qui est de la première question, en septembre 2009, selon les engagements de Sonatrach et de son partenaire ibérique, au rythme de tous les 10 jours, les 10 modules de l’usine, chacun d’une capacité de production de 20 000m3, devraient être tour à tour mis en marche pour que l’usine atteigne, au bout de trois mois, sa capacité maximale de production. Mais, à l’échéance fixée, il n’y eut rien.
Un trimestre plus tard, en mars 2010, il fut annoncé que la mise en marche simultanée des 10 modules allait intervenir incessamment et que l’on attendait l’arrivée d’un consultant tiers, indépendant des maîtres d’œuvre et de l’ouvrage, pour expertiser et valider le bon fonctionnement de l’usine.
Or, près de deux mois après cette annonce, il n’est rien de tout ce qui a été indiqué alors que la production d’eau dessalée oscille entre seulement 120 000 et 140 000 m3. Concernant les travaux en aval de la production, il s’agit de la réalisation d’un réservoir tampon, sur un site élevé près du cratère de Dzioua où arrive l’eau dessalée, de façon que l’eau circule d’une façon « gravitaire » à travers les quatre couloirs d’adduction qui structurent le réseau de distribution de l’AEP à travers la wilaya. Si, pour ces couloirs, les travaux sont à 80%, pour un cinquième récemment lancé, ils sont à 30%. De la sorte, outre Béni-Saf, les communes et les localités qui reçoivent pour leur alimentation 100% d’eau dessalée sont celles qui sont situées sur le couloir Béni-Bahdel-Oran, une adduction à travers laquelle circule le quota d’eau dessalée d’Oran au départ de Dzioua. Les autres devront attendre d’abord que les problèmes de fonctionnement de l’usine soient résolus et que la station de pompage à Dzioua vers le réservoir tampon soit réalisée, ce qui nécessite, selon le planning de travail, un délai de huit mois. Quant au mystère de l’eau du robinet dont le goût change parfois désagréablement, comme l’ont constaté nombre de Témouchentois, il s’explique par l’injection de l’eau dessalée à travers le réseau, une eau qui n’a ni la légèreté, ni les qualités gustatives de celle qui provient de Béni-Bahdel.

Source : El-Watan

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