L’échec du vignoble constaté

Plus de 500 viticulteurs se sont regroupés, mercredi dernier au siège de l’UNPA d’Aïn Témouchent pour constater que la politique de relance du vignoble a été sanctionnée par un échec. Organisé par de la filière de la viticulture de la chambre d’agriculture, la réunion a permit de dresser un l’état des lieux des plus négatif. Dans son intervention le président de la chambre d’agriculture M. Amamra Mohamed a fait savoir que la wilaya d’Aïn Témouchent a été classée en tête à l’échelle nationale en matière de plantation de la vigne avec 14.000 hectares. Sachant l’objectif fixé par les autorités publiques au niveau national était 50.000 hectares. Ceci dans le but d’absorber une grande partie du chômage dans les zones rurales dans la mesure où la vigne procure à longueur d’année du travail pour la main qualifiée et même saisonnière.
En effet 60.000 travailleurs ont été mobilisés par la vigne l’année dernière à travers la wilaya d’Aïn Témouchent. Le président de la chambre d’agriculture a rappelé que le «fellah a fait son devoir en plantant et l’Etat aussi le sien en investissant de très grandes sommes d’argent dans cette filière plus que toutes les autres filières, mais pas l’administration qui n’a pas joué pleinement son rôle en mettant à la disposition des agriculteurs le bon cépage qui correspond aux exigences de la commercialisation mondiale». Et d’ajouter «le Fellah a planté, et quand la vigne a donné sa production, le raisin n’a pas été vendu. Parce que les transformateurs ont refusé de prendre le cépage «messeguera» et «cinssou» qui représentaient 41% de la surface des vignobles pour une simple raison leur vin ne se vend pas dans le marché mondial. En plus le prix du raisin a trop violement chuté en 2006. Ce qui a poussé les fellahs à jeter leur production à la Sebkha et à arracher les pieds de vigne de ses deux cépages en question sur plus de 3000 Has. Dans leurs interventions les fellahs ont fait savoir que certains d’entre-deux non pas été payés depuis 2006 par la coopérative de la wilaya et aussi par un investisseur espagnol situé à Aïn Arbaâ. Les fellahs demandent «en urgence une solution, sinon, ils arracheront toute la vigne qu’ils planté.» La vigne demande pour son travail de gros frais. Pour sa part le DSA a reconnu la non réussite de ce projet, et a parlé d’une fiche technique de 16 milliards de centimes pour arracher les deux cépages et les remplacer par l’olivier, l’amandier, le figuier.

Source : Voix-Oranie

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