L’enveloppe de solidarité loin des besoins

Les nouveaux horaires scolaires (08h00 à 12h00 et 13h30 à 17h30) n’ont pas été du goût d’une large frange des parents d’élèves, dont l’éclipse inexplicable de leur fédération de wilaya est jugée inopportune, au moment où les démunis en ont le plus besoin, pour revoir à la hausse l’enveloppe désormais immuable, consacrée aux primes de scolarité. C’est du moins l’avis unanimement répandu au sein de l’association des parents d’élèves qui se sont réunis ce samedi, avec le proviseur du Lycée Maghni Sandid Mohamed d’Aïn Témouchent. Frange, par les enseignants des trois paliers, pour lesquels «ces emplois du temps ne permettront pas de travailler efficacement, pour arriver aux résultats escomptés», ont-ils argumenté.
Selon nos interlocuteurs, B.M. et K.H., qui comptent des lycéens et des collégiens parmi leurs enfants, «ces derniers ne pourront résister ni physiquement ni psychologiquement à une telle charge de travail quotidiennement, d’autant plus que 90 minutes de pause sont insuffisantes pour leur permettre de rentrer déjeuner et récupérer quelque peu. Nous avons proposé de faire étendre le régime de la demi-pension à l’ensemble des élèves. Chose que le proviseur a bien voulu agréer», ont-ils déclaré.
«Par contre, ont-ils ajouté, notre suggestion de faire dispenser les cours de mathématiques, uniquement dans la matinée, a été rejetée par le proviseur, «du fait, a-t-il justifié, que des parents trouvent normal de faire donner à leurs enfants des cours du soir chez des particuliers, et ce, bien au-delà de 18h00.» Et d’en conclure «que toutes les matières se valent et que malheureusement, certains professeurs trompent leurs élèves, au profit de leurs intérêts personnels», a déclaré ce proviseur.
En se fiant aux déclarations des chefs d’établissements fondamentaux, Mme Belouadi Fatima, directrice de CEM et M. Guettaï Kada, chef d’établissement primaire, la population moyenne de leurs classes s’élève respectivement à 44 et 45 élèves. Information qui a sidéré plus d’un parent d’élèves: «Comment ces enfants pourraient-ils réussir dans leur scolarité, s’ils sont parqués dans de telles conditions?…», se sont-ils insurgés.
L’autre point qui méritait d’être soulevé, concerne «l’éclipse inexplicable de la fédération des parents d’élèves de la wilaya d’Aïn Témouchent, en ce début de rentrée scolaire, coïncidant avec le versement de la prime de solidarité scolaire et la distribution gratuite des manuels scolaires aux ayants droit. «Sa contribution aurait pu aider beaucoup d’entre nous à bénéficier de cette prime, dont le quota global n’a pas été revu à la hausse depuis plusieurs années», nous dira un père de famille se disant au chômage et qui craint d’être exclu de son bénéfice. La VO s’étant rapprochée de la direction de l’Education de la wilaya (DEW), pour s’enquérir de l’existence d’un bureau représentatif de cette fédération à Aïn Témouchent, le SG de cette institution a été on ne peut plus clair, en parlant au nom de la DEW: «Pour nous, il y a un véritable problème de représentativité, qui fait que nous avons décidé de surseoir à toute négociation avec le président de la Fédération des Associations de Parents d’Elèves (FAPE).»
Pour sa part, le représentant des associations des parents d’élèves de la daïra de Aïn Témouchent nous a souligné: «Nous avons examiné les cas ayants droit aux primes de scolarité et à la gratuité des manuels scolaires, avec la collaboration des services compétents de notre daïra. Nous leur avons soumis une série de propositions, pour être étudiées par les autorités concernées», a-t-il conclu sans s’étaler sur le contenu des dites propositions.

Source : Voix-Oranie

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