L’agriculture en débat

agricultureL’agriculture de conservation, très peu usitée dans la région témouchentoise, remonte à plus de 30 ans aux Etats-Unis d’Amérique et à moins de 15 ans en France. En Algérie, elle a fait sa première expérience, depuis deux ans, dans la région de Sétif. Ce n’est pas les instituts de recherche qui ont pris l’initiative pour l’introduire mais c’est la profession qui s’est intéressée à le faire grâce aux associations des grandes cultures stratégiques céréales, légumineuses et fourrages notamment. Le semi-direct est un procédé cultural faisant partie de l’agriculture de conservation, un mode opératoire que veut expérimenter l’association des grandes cultures avec l’appui de la chambre d’agriculture d’Aïn Témouchent.
Contrairement au conventionnel, le semi-direct s’opère sans remuer la terre après la campagne moissons-battages. Grâce à un semoir spécial, le semi et l’épandage d’engrais se font en même temps après ouverture des sillons par une sorte de lame. Et la fermeture des sillons s’opère grâce à un dispositif de roues parallèles exerçant une petite pression pour couvrir les grains et les engrais. L’ONG «Fert» de France, en relation d’expérimentation avec des agriculteurs de Sétif, a été contacté par l’association des grandes cultures d’Aïn Témouchent pour une mise en relation à même d’expliquer le procédé dit semi-direct. Monsieur Bruno Vadon, responsable de projet de l’ONG «Fert», est pour une procédure graduelle comme les responsables de la chambre d’agriculture qui veulent effectuer une visite à Sétif et constater, de visu, l’expérience dite semi-direct. Pratiquement, tout l’itinéraire technique conventionnel sera réduit en une seule opération qu’est le semi-direct sur chaumes. Un bouleversement cultural qui nécessite du temps et beaucoup de compréhension de la part des céréaliers pour l’admettre, et ce n’est pas aisé sur plusieurs plans d’ordre structurel, organisationnel et financier.
L’OAIC et ses structures wilayales comme les CCLS sont concernés directement au même titre que l’ITGC, l’INPV et l’université. Les semoirs ne sont pas disponibles pour l’heure et le ministère de l’Agriculteur, en concert avec l’OAIC, doivent porter la réflexion sur ça et se prononcer sur la faisabilité du projet à même d’étudier les possibilités d’acquisition du matériel. En premier, il est plus aisé d’oeuvrer avec les fermes pilotes qui disposent de grandes superficies céréalières et qui sont en mesure de participer à la formation de leur personnel. A priori, cette technique permet de conserver l’humidité dans le sol, d’éviter l’évaporation de l’eau, de lutter contre l’érosion et le ruissellement des sels minéraux des terres en pente, et de protéger l’environnement. Monsieur Bruno, représentant de projet de l’ONG «Fert», a visité jeudi dernier plusieurs parcelles agricoles dans les régions de A. El-Kihal, Terga, H. Bou-Hadjar et Chentouf où il a eu à s’entretenir avec des fellahs sur champ.

Source : Quotidien-Oran

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