L’amélioration urbaine, le bricoleur et l’artiste

L’idée de confier des travaux portant amélioration urbaine aux gens de métier est une excellente initiative qui doit faire règle dans les traditions nouvelles des secteurs économiques en charge de telles opérations. Et quand les choses s’octroient, à l’issue de concours ouverts, aux bureaux d’artistes habilités, cela suppose que ceux ayant décidé de la sorte ne veulent plus voir du bricolage et du replâtrage se passer devant leurs yeux. L’exemple de l’environnement immédiat de la gare intermodale d’Aïn Témouchent est un témoin vivant que d’aucuns sous-estiment et que beaucoup d’observateurs préfèrent le voir se généraliser partout ailleurs. Les travaux réalisés par les artistes de renom resteront indubitablement comme une oeuvre d’art qui suscite de l’intérêt à tous ceux en poste de responsabilité à vouloir imiter ces productions artistiques rappelant une partie de notre histoire et des pans de notre patrimoine civilisationnel à travers les ères et les espaces.
Ce mode d’opérer à travers des concours d’idées doit trouver bonne audience auprès des responsables des collectivités locales et des autorités et que cela doit faire l’objet d’une compétition avérée et, en fin de course, une commission désignée par le wali évaluera les productions selon des critères préétablis et définis, conformément à la règle afin de distinguer la meilleure, une manière d’asseoir des traditions et de mieux valoriser l’art et les artistes souvent mis à l’oubliette pour moult raisons. Ainsi les espaces publics, les placettes, les murettes en déclive à l’intérieur du tissu urbain, les espaces verts n’auront plus une vue sans âme, mais seront des galeries d’art qui retiendront les passants appelés à découvrir de jolies choses, agréables et attirantes. Que l’on finisse une fois pour toutes avec le rafistolage et le bricolage et qu’on cède la place à l’art et aux artistes.

Source : Quotidien-Oran

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