Le cheptel ovin traverse une période difficile

foodBeaucoup contestent que le cheptel ovin traverse une période des plus critiques jamais enregistrée ces dernières années. Tous entendent dire que le patrimoine subit des affres terribles dues à la sécheresse et à un bradage à outrance. «Les cris d’alerte, les SOS répétitifs ne datent pas de cette année», avertit un éleveur de la plaine de la M’léta, dans la wilaya de Aïn Témouchent. Ce dernier insinue que le gouvernement algérien a trop tardé pour prendre le problème au sérieux. Jamais durant la décennie courante les prix des viandes rouges n’ont connu un tel déclin, jugé terrible et aux conséquences lourdes sur les plans reproductif, économique et financier. «Les séries de mesures prises depuis peu par le gouvernement et tardivement par dessus le marché constituent, certes, une bouffée d’oxygène pour éviter l’agonie, mais elles doivent faire l’objet d’un suivi rigoureux sur le terrain pour que les 300.000 tonnes d’orge à importer par l’OAIC ne profitent pas aux spéculateurs qui n’attendent que de pareilles occasions», avise un cadre en santé animale.
Il avouera que l’on est devant une situation catastrophique. «L’on a qu’à regarder ce qui se passe dans les souks hebdomadaires de bestiaux. L’abattage est fait à outrance et la viande est cédée à 260 et 300 dinars le kilogramme. C’est la brebis, sans distinction aucune, qui est ciblée. Le conseil interministériel ne devait pas se contenter uniquement de charger – par le biais du ministère de l’Agriculture – l’OAIC à importer l’orge, étant donné que la situation est catastrophique, à tel point que l’urgence est un SOS. Et puisque c’est l’Etat qui va subventionner à concurrence de 2.500 dinars la tonne, cette mesure devrait être élargie à tous les opérateur agréés pour importer l’orge, une manière de diversifier les circuits de vente et de commercialisation par région à vocation d’élevage par excellence.
Nous ne voulons pas que l’histoire de l’importation de viande vécue lors du mois de ramadhan passé se répète une seconde fois. La viande n’a jamais atteint les étalages de plusieurs wilayas du pays. Pendant ce temps, il est peut-être utile de faire appel aux vétérinaires des wilayas qui disposent des statistiques sur les éleveurs et ce qu’ils possèdent comme cheptel ovin à leur niveau.

Source : Quotidien-Oran

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