Le mouvement de grève fait tache d’huile

Le ton n’est pas à l’apaisement, si l’on en juge par la directive adressée aux chefs d’établissement par la tutelle les enjoignant de procéder à des ponctions sur les salaires contre les grévistes. Le taux de mobilisation à Aïn Témouchent, après trois journées de débrayage, a touché une bonne partie des écoles primaires qui emboîtent ainsi le pas aux enseignants du moyen et du secondaire. Ces deux derniers paliers enregistrent un large pourcentage, près de 75% en rupture de travail, des syndicats autonomes, notamment l’UNREF et le CNAPEST occupent le terrain, espérant faire plier le département de Benbouzid. Ils entendent maintenir la pression jusqu’à la prise en compte de la plate-forme de revendications qui comporte plusieurs points. Entre autres, la révision des classifications prévues par le statut particulier, la valorisation du régime indemnitaire, l’abrogation de l’arrêté n°9458 portant organisation et fonctionnement des oeuvres sociales, l’amélioration des conditions de travail, la retraite, etc. Des doléances qui remettent en cause pratiquement tout le plan de carrière de la corporation actuellement en vigueur.
Au niveau de la wilaya d’Aïn Témouchent l’intersyndicale a réussi, à la faveur de ce mouvement, à fédérer la représentation des travailleurs de l’Education autour du mot d’ordre de grève. Ce débrayage, selon les organisateurs, est le prélude d’une série d’actions de protestation qui ne prendront fin qu’après la satisfaction des points contenus dans la plate-forme. Mais, à Aïn Témouchent, le mouvement a la particularité d’intervenir au moment où à Beni Saf, le secteur de l’Education est en train de faire face à une multiplication alarmante de cas de grippe A H1N1. Une vingtaine d’élèves seraient actuellement contaminés par le virus. Une opération de grande ampleur a été déclenchée par la DSP en vue de dépister éventuellement d’autres cas. 40 médecins généralistes et 06 spécialistes sont à pied d’oeuvre. Les écoles de la daïra de Beni Saf sont étroitement surveillées. Les «vacances» obligatoires dues à la grève auront au moins servi à isoler momentanément les cas suspects.

Source : Echo-Oran

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