Le PNUD reprend ses activités

pnudPar cette reprise, le PNUD a voulu marquer sa présence qui se veut en même temps forte et symbolique. Le PNUD s’est manifesté, hier matin, à Aïn Témouchent après le gel forcé de ses activités suite au double attentat du 11 décembre 2007 contre les bureaux de l’ONU et de la Cour suprême, attentat qui a coûté la vie à 17 membres de l’ONU et détruit une grande partie du siège de l’Organisation à Alger. Un des deux cadres qui sont demeurés en poste sur les 14 du PNUD, M. Benbira, a assisté à un atelier régional autour du projet intitulé « Appui au renforcement des capacités nationales pour l’analyse des facteurs de vulnérabilité liés aux risques et catastrophes naturelles en Algérie », un projet financé en partie par le PNUD.
Intervenant à l’ouverture de la réunion et s’exprimant au nom de Steven Ursino, le représentant résidant, M. Benbira, a déclaré que le PNUD veut démontrer par cette première sortie son souhait de reprendre ses activités : « Nous voulons marquer que le PNUD est toujours là, même si cette présence, qui se veut forte, est symbolique. » Selon l’intervenant, le PNUD est ainsi décidé à reprendre les 20 projets sur lesquels il s’est engagé en Algérie. Pour ce faire, une opération de recrutement de cadres est en cours.
Quant au projet dans le cadre duquel s’inscrit la rencontre de Aïn Témouchent, mis en œuvre par le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme avec l’appui du PNUD, il vise cinq objectifs que sont la réduction de la vulnérabilité aux catastrophes naturelles, la réalisation d’une action de démonstration en termes de mise en œuvre de dispositions pertinentes liées à la prise en charge de la vulnérabilité aux risques naturels, le renforcement du rôle de l’information et de la sensibilisation dans le domaine de la prévention des risques majeurs, l’introduction et la promotion de l’utilisation des techniques et technologies nouvelles, notamment dans le domaine de cartographie des facteurs de vulnérabilité aux risques naturels et enfin la valorisation du savoir-faire national dans le domaine de la réduction de la vulnérabilité aux catastrophes naturelles.
Programmé pour s’achever fin 2008, la durée du projet va être rallongée du fait du gel des activités du PNUD durant un semestre. La réunion de Aïn Témouchent a regroupé les trois wilayas de l’Ouest qui constituent un des trois ateliers régionaux (Ouest, Centre et Est). Ce sont Aïn Témouchent pour le risque sismique, Sidi Bel Abbès pour les inondations et Béchar pour les inondations et l’invasion acridienne. Les séminaristes se sont penchés en particulier sur l’étude pilote ayant porté sur Tipaza, une wilaya qui fait partie de l’atelier centre. Il s’agit de la première étude finalisée sur les neuf lancées.

Source : El-Watan

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