Le poisson flambe

Dans la wilaya de Aïn Témouchent, certains observateurs ont tendance à croire que les prix des produits de la mer ne vont plus connaître de baisse et que la courbe est quasiment identique aussi bien pour le poisson bleu que le blanc. Ils ne cessent de s’interroger pourquoi cette subite envolée pendant que l’Etat a mis des sommes colossales pour le développement de la pêche et les ressources halieutiques durant la décennie 2000-2009 caractérisée par le lancement de plusieurs programmes de relance et de soutien à la croissance économique. Le directeur de la wilaya chargé du secteur reconnaît que les prix ont connu une hausse vertigineuses mais a tenu à préciser qu’elle est due essentiellement, un, aux aléas climatiques défavorables ne permettant pas aux gens de mer de faire des sorties; deux, la flambée a coïncidé avec la période de l’Aïd, marquée par une faible consommation du poisson, une durée ayant servi aux armateurs d’opérer des entretiens et des réparations de leurs embarcations et équipements; trois, le secteur de la pêche subit ce qu’encaissent les autres comme retombées néfastes du marché à l’échelle nationale et quatre, la direction de la pêche intervient en amont, c’est-à-dire son champ d’action concerne l’amélioration de la production et la mise en place de dispositifs règlementaires à même de mieux organiser la profession dans la voie de lutter contre les intermédiaires qui sont une cause essentielle de monopolisation des prix.
Dans ce contexte précis, le DPRH de la wilaya de Aïn Témouchent a porté à notre connaissance qu’un arrêté de M. le Wali est venu à point nommé pour organiser comme il convient les deux halles à marée (marchés de gros) à Béni Saf et Bouzedjar. Il vise en premier à organiser et moderniser en toute transparence le circuit de commercialisation du poisson selon les règles usuelles de conditionnement. Ainsi, les transporteurs disposant de camionnettes non frigorifiques devraient se conformer à l’esprit de l’arrêté et seraient dans l’obligation d’en acquérir des camions frigorifiques. Cette fois-ci le texte de règlementation n’est pas venu seul mais a été appuyé et renforcé par la mise en place d’une brigade mixte (Impôts, Douane, Commerce) appelée à veiller à son application.
L’une des actions entrées en vigueur est le système de badges pour accès aux deux ports de Béni Saf et Bouzedjar. Par ailleurs, la sécurité sur le plan sanitaire a été renforcée par la dotation des deux ports de 4 vétérinaires travaillant pendant la durée de l’ouverture des halles aux poissons.
La police des frontières (PAF) a été investie de nouvelles missions pour appliquer les décisions de justice relatives aux embarcations (48) immobilisées depuis des lustres. Le dossier a été finalisé par la commission de wilaya qui a planché dessus depuis au moins huit mois. Selon notre interlocuteur, certaines embarcations seront vendues aux enchères et les autres connaissant des avaries assez prononcées et dont les propriétaires ne se sont pas présentés après les utlimatums publiés par voie de presse devraient faire l’objet de destruction car leur présence est un danger réel.

Source : Quotidien-Oran

2 Comments

  1. belloumi dit :

    Oui, c’ est ça, des histoires à dormir debout, ces histoires d ‘aleas climatiques. on connait la chanson .Tout le poisson se vend en haute mer, aux espagnols.Il n’ y a qu’ à voir le train de vie des patrons de chalutiers.les intemperies ne durent pas eternellement ,faut pas rigoler.en outre le poisson qui est peché en surplus est stocké dans les entrepots frigorifiques dans un but evident de speculation .monsieur le directeur sait tout cela ,il n’ est pas né de la derniére pluie.je parierais meme qu’ il possède un chalutier!!!!comme le directeur des transports qui se tape des bus.

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  2. tmch dit :

    la devise de ces requins et ce n’est pas nouveau est »je mange je mange je mange ;;;;TU CREVES :mrgreen:

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