Les CET non encore opérationnels

La gestion des déchets est revenue d’actualité au niveau de la wilaya d’Aïn Témouchent, où la mise en exploitation de deux centres d’enfouissement technique (CET) tarde à se concrétiser, faute de statut particulier pour leur gestion et dont seul le ministère de l’Environnement détient les prérogatives. Pour rappel, le premier CET situé à Sidi Ben Adda, doit prendre en charge les rejets des communes d’Aïn Témouchent, El-Maleh, Chaâbet El-Lham, Sidi Ben Adda et Ouled El-Kihel, soit une population de 130.000 âmes, pour une durée de pérennité de 10 années.
Les travaux de réalisation étant achevés et les équipements disponibles, ce CET devrait être opérationnel, selon le directeur de l’inspection de l’environnement, au mois de juillet 2009. Le second CET qui coiffera les communes de Béni-Saf, Sidi-Safi et Emir Aek, pour une population estimée à 53.000 âmes et une durée de vie s’étalant jusqu’à 17 années, serait achevé à 95% et attend la fin de l’installation de ses équipements, selon le même source. Interpellé sur les raisons du retard de cette mise en service, le même responsable la justifiera par un vide juridique lié au statut de la gestion des CET, chose qui doit être réglée à l’échelle nationale et dont la compétence revient au ministère de tutelle.
Cependant, lors de la plénière que l’APW d’Aïn Témouchent a tenue durant l’été 2007, un dossier a bien été présenté pour la création d’une entreprise publique locale spécialisée dans la gestion des CET. L’entreprise devait même être gérée par un conseil d’administration, présidé par le wali lui-même. A cette fin, il a même été suggéré l’élaboration d’un schéma directeur, avec pour objectif la réussite de cette gestion, en application des techniques scientifiques utilisées dans le traitement de diverses sortes de déchets. Pour ce qui est de l’impact socioéconomique, beaucoup de jeunes rêvent de décrocher un job au sein de l’un de ces deux CET.
En parallèle, la direction de la formation professionnelle a annoncé la formation de techniciens dans la gestion des déchets, dont les communes ont besoin pour renforcer les bureaux d’hygiène en ressources humaines qualifiées. Concernant les déchets d’origine médicamenteuse ou chirurgicale et des huiles industrielles, est-il souligné, ils nécessitent d’être incinérés avant leur enfouissement. L’autres remarque concerne les communes non intéressées par la réalisation de CET et où les décharges anarchiques risquent de pervertir leur environnement et de porter gravement atteinte à la flore et à la faune.

Source : Voix-Oranie

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