Les leçons d’une saison estivale

Bien que la wilaya d’Aïn Témouchent a été classée en tête du hit-parade national des meilleures destinations touristiques en 2008, il n’en demeure pas moins que beaucoup d’efforts sont attendus des acteurs du secteur pour atteindre le niveau requis.Ce n’est pas nous qui l’affirmons, mais les élus de l’APW dans un bilan de la saison estivale écoulée. Le premier point évoqué, en tant que préoccupation majeure, a trait à la situation de l’hygiène. Il est mentionné que cette tâche revient aux APC sur la base d’un cahier des charges commun. Ce qui ne parait pas normal aux yeux des élus, compte tenu des spécificités de chaque plage et des moyens dont disposent les communes.
Une petite chicanerie en fait, puisqu’il s’agit plus d’un cahier des charges type et non uniforme auquel doit s’adapter la commune côtière concerné où l’entreprise contractante chargée du nettoiement. La plage de Terga, choisie comme zone pilote, a bénéficié de la part de Medgaz d’une aide d’un milliard de centimes destinée à l’aménagement des sites non encore exploités au niveau de la dite station balnéaire.
La même société a fait don de 20 unités mobiles de purification d’eau dont 16 furent affectées à 06 plages à savoir Bouzedjar (04), Sbiâat (04), Nedjma (02), El Mordjane (02), Malouz (02) et El Ouardania (02). Par ailleurs, l’entretien de 11 plages a été confié par voie d’adjudication à des privés. Le reste des plages étant géré par les communes de tutelle. En outre, dans le rapport les élus s’expliquent mal le fait que les entreprises industrielles, ayant bénéficié d’importantes assiettes foncières, ne payent pas de taxes aux communes concernées.
Faudrait-il attendre la phase d’exploitation pour que les collectivités traversées par le gazoduc soient indemnisées? En tout état de cause, les investissements projetés vont rapporter gros aux communes en termes de fiscalité mais aussi au plan de l’emploi direct ou indirect. Quant au problème du déficit en matière d’éclairage public, enregistré au niveau de certaines plages telles Rachgoun et Béni Saf, voilà une contrainte qui pourrait être surmontée dès l’achèvement des projets d’électrification en cours dans la région. D’autres préoccupations citées dans le bilan firent l’objet de recommandations.
Par exemple, la nécessité de doter les communes côtières d’un matériel approprié pour l’entretien des plages. De même que les capacités hôtelières du littoral témouchentois s’avèrent insuffisantes d’où l’intérêt de s’ouvrir à l’investissement privé par des mesures facilitatrices. En guise de conclusion, il est fait appel à la direction du tourisme pour une large médiatisation des potentialités touristiques de la région, notamment à travers la confection d’un guide, est-il noté dans le rapport. Sur ce point particulier, on croit savoir que la direction en question a déjà entrepris une grande action de vulgarisation et de sensibilisation, utilisant divers supports pour faire connaître les richesses touristiques de la wilaya. Et c’est tout à son honneur. S’agissant de l’implication obligatoire des élus des APC dans l’élaboration du cahier des charges relatif à l’entretien des plages, la doléance de l’APW parait légitime. Dans le même ordre d’idées, cette dernière souhaite que le personnel affecté aux opérations de nettoiement soit formé ; car la manipulation des engins spéciaux exige une maîtrise technique.
Idem pour les unités de traitement d’eau. Pour ce qui concerne les réseaux d’assainissement, une évaluation du potentiel existe au niveau de chaque plage constituerait une première étape avant le lancement de nouveaux projets. Dans la foulée l’APW s’interroge sur le retard mis dans la réalisation des centres d’enfouissement technique (C.E.T), sites indispensable à la protection de l’environnement. Il est clair que le littoral, au vu de ce constat partiel, a toujours besoin d’une attention soutenue tant aux plans environnemental qu’ urbanistique. Les constructions individuelles ou les projets touristiques ne doivent pas altérer la physionomie des plages devenues, pour la plupart d’entre elles, trop exiguës et potentiellement infréquentables. Le danger réside là, dans cette tendance à densifier à outrance les espaces de loisirs jusqu’au seuil de la promiscuité.

Source : Echo-Oran

2 Comments

  1. jACQUES dit :

    bonjour, pour la seconde fois je suis allé en vacances en Algérie après le Hoggar, je me suis rendu a Ain TEMOUCHENT ou j’ai été trè amicalement reçu. J’ai aimé cette cote très naturelle, ou l’eau est chaude et les plages bien sécurisées. Il y a pas mal de progrès a faire notamment en hygiène et propreté (propreté du sable notamment) mais les atouts sont là et je dirai plus élevés qu’ailleurs. Je n’ose pas trop dire que c’était bien, de crainte quil y ait trop de touristes, mais je sais que je reviendrai avec mes euros et en échange le soleil, la beauté des paysages et l’amabilité des gens.

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  2. soraya dit :

    slt jacques c est vrai qu il y a encore beaucoup a faire au niveau de hygiene. :lol: il sont en trait de faire un peut comme en france une fois part an les gens se mobilise pour netoyer les plage et les foret mais en devrait penaliser les vacancier et les estivant qui laisse leur poubelle apres avoir profite d une belle journe a la plage ca leur ferai comprendre quand doit respecter la nature.tu a raison de dire que temouchent c est beau moi j adore y passer mais vacance bay

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