Premières retombées de l’industrie

Trois projets du futur pôle industriel implanté sur la façade maritime de la wilaya ont commencé à avoir leurs premières retombées financières au profit de certaines communes, cela, en attendant que d’autres commencent à bénéficier du pactole qui s’annonce en 2010 avec la perception de la taxe au titre de la traversée de leurs territoires par le pipeline de Medgaz. A cet égard, relevons tout d’abord qu’en 2008, le nombre de 21 communes déficitaires est descendu à 10 sur les 28 que compte la wilaya. Cette situation est le résultat d’un effort de rationalisation budgétaire entamé depuis plusieurs années sous les auspices de la DAL et la tutelle communale pour ce qui est de l’approbation des budgets communaux. Cela a consisté en la diminution du volume des engagements de façon à ce que les dépenses correspondent au niveau des recettes réelles et non pas à des projections de revenus rarement concrétisées. Il y a eu une amélioration des ressources propres, doublée d’une augmentation du volume des subventions accordées par l’Etat. Mais, sur les 18 communes jouissant actuellement d’une santé financière convenable, il en est trois pour lesquelles la situation est tout à fait exceptionnelle.
Ainsi, la commune d’Ouled Boudjemâa où est implanté le chantier de la centrale électrique de Terga, son budget, qui n’a jamais dépassé 1 million de DA, a connu une augmentation de 9 00% grâce précisément à ce projet. Il a atteint 100 millions de DA pour une population de 5322 habitants, une population répartie en deux localités qui vivent de l’agriculture et du maraîchage en particulier. Ce subit enrichissement a eu pour conséquence que la commune ne bénéficie plus de projets financés par l’Etat au titre du PCD. Son budget a été passé au peigne fin de sorte que 80% de ses recettes bénéficient à l’investissement plutôt qu’au chapitre fonctionnement.
De la sorte, une mise à niveau est engagée en matière d’équipements collectifs pour satisfaire les besoins de la population. A Terga, une commune qui n’a jamais été déficitaire grâce aux rentrées de sa carrière de sable, c’est le même régime qui lui a été imposé du fait de l’augmentation à hauteur de 155% de ses recettes, soit 26 millions de DA pour une population de 7165 habitants. La troisième commune « chanceuse » est Sidi Ben Adda dont le budget est passé à 67 millions de DA, soit 216%, pour une population de 12 224 âmes. Elle a dans sa proximité l’usine de dessalement d’eau de mer et Medgaz. Cependant, pour cette année et contrairement à Ouled Boudjemâa et Terga, Sidi Ben Adda a continué à émarger au PCD.

Source : El-Watan

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