Prolifération des SDF et de la misère

La persistance du phénomène du vagabondage, communément appelé «SDF» de nos jours, semble passer au second plan des priorités, que se sont fixées les services sociaux, qui à l’heure actuelle, planchent sur la réalisation d’autres objectifs liés à l’emploi des jeunes, en omettant leur mission première, celle de voler au secours des citoyens en détresse. Des citoyens de tous âges, appartenant aux deux sexes, vivent en effet tout le temps dehors et dorment la nuit sur des cartons, confrontés aux rigueurs d’un hiver qui s’annonce précoce cette année. Cela, aux yeux de tout le monde et sans qu’aucun responsable digne de ce nom ne s’inquiète outre mesure de leur sort et des dangers qu’ils présentent au reste de leurs concitoyens en cas de prolifération de maladies contagieuses. Certains de ces pauvres hères sont issus de notre région, d’autres par contre viennent d’autres wilayas. Tout ce qu’ils demandent pour le moment, c’est de pouvoir se nourrir.
Durant la journée, ils hantent les sorties des boulangeries, des cafés et autres restaurants. La nuit, on les rencontre partout, sur les trottoirs, dans les jardins et quand tout le monde dort dans les cités, certains se hasardent à se réfugier dans l’entrée des immeubles, où ils essaient dénicher un espace à l’abri du froid et de la pluie, pour sombrer dans un sommeil profond. Même les habitants des cités n’osent plus les réveiller et il y en a même certains qui leur apportent leur café matinal. Le phénomène est devenu courant au niveau de toutes les communes.
Il semble que les élus sont loin de s’en préoccuper, alors que les organisations humanitaires, qui ne se réveillent de leur léthargie qu’à la veille du Ramadhan, disposent là d’un gisement de première importance. Puisque les moyens existent au niveau de la ville de Témouchent, il faut dénicher les SDF et les ramener au niveau des centres d’accueil, où en plus de l’hébergement, ils sont assurés de la restauration, de l’hygiène et des soins. Et si ces moyens n’existent pas encore, qu’attendent les services compétents pour les demander, pour se montrer enfin à la hauteur de leur mission? Ceci étant, que fait-on des arrêtés communaux, que l’on a laissés se liquéfier avec le temps? Après les chiens errants, qui n’ont plus de fourrières, en sera-t-il de même bientôt pour ces citoyens de seconde zone, pour lesquels des «Diar Er-Rahma» ont pourtant été érigés à coups de milliards, issus des Téléthons et d’autres sources de financement?…

Source : Voix-Oranie

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