La violence à l’égard des femmes

femme Une rencontre régionale portant sur la stratégie à adopter, dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes, à l’échelle nationale, où 2.043 ménages ont été sondés jusqu’à présent, s’est déroulée mercredi 31 octobre, à l’Hôtel Bel Air d’Aïn Témouchent. Cette rencontre, or-ganisée par le mi-nistère délégué, chargé de la famille et de la condition féminine, lequel avait dépêché pour la circonstance, un délégué en la personne de M. Boularès Samir, et avec la participation de Mme Kharchiche, membre nationale et S/G de l’UNFA d’Aïn Témouchent et de Mme Sebaâ, qui exerce comme chercheur auprès de l’université d’Oran.
Dans son allocution d’ouverture, M. Boularès a fait savoir que cette rencontre intervient dans le cadre d’un nouveau projet, lancé officiellement en date du 29 octobre à Alger par la ministre déléguée, Saâdia Djaâffar, en présence des deux ministres respectifs de la Solidarité et des Affaires religieuses. Selon l’intervenant, ce même projet sera étendu à l’ensemble des 48 wilayas du pays, avec pour objectif d’éradiquer cette violence, la stratégie étant de contribuer au développement humain durable et à la satisfaction des droits des personnes à l’égalité et à l’équité entre les citoyennes et les citoyens, et ce, en procédant à l’élimination de toute forme de discrimination et de violence contre les femmes, tout le long du cycle de vie.
Pour cela, il faut mettre en place des systèmes et des moyens adéquats à la prise en charge physique, psychologique, sociale et juridique de la violence à l’égard de la gent féminine, et ce, à toutes les étapes de sa vie. Pour sa part, Mme Sebaâ se basant sur les statistiques dégagées par son équipe, sur un panel de 2.043 ménages seulement à l’échelle nationale, à titre de premier échantillonnage, indique que son enquête a touché 63% de femmes vivant en milieu urbain et 37% en milieu rural, parmi elles 54% sont mariées et 1,3% encore célibataires. Dans le lot, 50% n’ont jamais travaillé ou possèdent un niveau d’instruction bas et habitent en milieu précaire. Cependant, on n’en saura pas plus sur ces femmes et leur exposition aux risques de violence. Heureusement, qu’elle a pu tirer de ses archives une enquête réalisée… en 2003, par l’INSP et qui fait apparaître, que l’âge des 9.033 femmes touchées par la violence, se situerait entre 23 et 40 ans. Cela voudrait-il dire qu’au-delà de cette fourchette, la violence contre les femmes est plus rare? Rien n’est moins sûr… Espérons que nous aurons d’autres chiffres plus récents, grâce au concours des équipes dépêchées sur le terrain dans le cadre du nouveau projet et que l’Omerta ne sera pas de mise pour dénoncer ce genre de pratique condamnable.
Quant à Mme Kharchiche, elle estime qu’à l’instar des autres régions du pays, la wilaya d’Aïn Témouchent est également touchée par ce fléau, quoique moins répandu, a-t-elle tenu à préciser, sans s’étaler pour autant sur les chiffres. Néanmoins, selon elle, ce projet ne pourrait réussir, s’il sera lancé sans le concours des associations intéressées pour combattre ce fléau et pour maîtriser la situation sur le terrain, en allant à la rencontre de ces femmes touchées à domicile et aboutir avec elles à un travail sérieux, avec le concours des autres services concernés, autrement dit, les services de sécurité, de l’Action sociale (DAS) et sans oublier le bras de la justice, s’il y a lieu.

Source: Voix-Oranie

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