Retard dans la livraison des CET

environnementAccusant un retard appréciable dans leur livraison respective et objet de réévaluations successives de plusieurs millions de dinars, les premiers centres d’enfouissement technique (CET) d’Aïn Témouchent et Béni-Saf, dont les sites sont situés à Sidi Ben Adda et Sidi Safi, connaissent des taux de réalisation respectifs de 90 et 95 % et seront réceptionnés durant le premier semestre 2008, fait-on savoir. Par ailleurs, le secteur de l’Environnement devrait, dans le cadre de la protection du littoral, inscrire une étude de 100 millions de dinars destiné aux plages de Terga et de Chatt El-Hillal et entrant dans le programme de lutte contre la pollution marine.
Si pour le rivage de Terga plage rien n’a été décidé aux proches horizons, le cas de Chatt El-Hillal est par contre à prendre en considération d’une manière sérieuse, car l’on ne sait pas si l’étude a été déjà confiée et l’on n’est pas sûr si le cahier des charges a été élaboré pour prendre en charge la nouvelle situation en relation avec l’usine de dessalement d’eau de mer et le méga pôle industriel.
Si l’étude en question a déjà tenu compte de cette nouvelle donnée, il est préférable de l’étendre à l’ensemble du rivage concerné par le méga pôle industriel. Pour se prononcer de la faisabilité de cette étude, il est clair que le département chargé de l’environnement doit être aidé dans cette mission et la contribution des promoteurs devant s’installer dans le méga pôle se fait sentir d’une manière pressante, eu égard à la particularité et aux spécificités des activités de chaque promoteur. Par ailleurs, la livraison des deux CET en attendant la projection d’autres n’est pas une fin en soi car le plus gros reste à faire.
Il s’agit bien entendu de la mise en place de la structure devant les gérer ensemble ou distinctement. Sur ce plan là, on enregistre beaucoup de retard et la question n’est plus un secret pour personne. Si les avis convergent vers la création d’une EPIC pour gérer les deux CET, les mêmes avis divergent autour de qui va financer ces structures, ne serait-ce que pour une durée de deux ou trois ans le temps que verront jour d’autres textes législatifs et réglementaires. Tant que cette question n’est pas toujours tranchée à l’échelle nationale, faut-il continuer à inscrire d’autres CET ? C’est toute la politique des centres d’enfouissement technique qui balbutie.

Source : Quotidien-Oran

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