Un besoin de 10.000 apprentis

adoLa frange d’âges allant de 17 à 40 ans est la plus exposée à l’attractivité des réseaux de contrebande de stupéfiants et du commerce informel. Mais la plus sollicitée et la plus névralgique est celle comprise entre 18 et 26 ans. La première catégorie représente, selon le chef du groupement de la gendarmerie d’Aïn Témouchent, 70% des recrues desdits réseaux. Il est regrettable de constater que parmi cette population, la quasi-totalité sont des sans emploi. Les niveaux d’instruction qui n’excédaient pas le deuxième palier dans les années 80, vont actuellement vers les secondaires et des universitaires; un taux qui s’accroît d’année en année. Ce seuil montre que les poches de la paupérisation s’élargissent et gagnent, de plus en plus, les universitaires en quête d’emploi.
Ainsi la contrebande, cite la même source d’information, constitue l’infraction dominante «en activité sans cesse croissante». C’est pour cette frange de la population qu’il faut accentuer les efforts et coordonner les actions de tout l’environnement concerné par les offres d’emploi. Il paraît urgent de mener une réflexion sérieuse pour cette catégorie de jeunes versés dans la contrebande; une activité qui n’est qu’une phase transitoire avant de basculer vers l’irréparable! C’est-à-dire rejoindre les réseaux de trafic des stupéfiants, les associations de malfaiteurs ou le crime organisé. En 2007 pas moins de 1.330 arrestations dont celles de 63 femmes ont été opérées par la gendarmerie contre 1.459 en 2006 dont 87 femmes. Cette population est en contact direct avec des commerçants de la ville d’Oran et les wilayas limitrophes. N’étant pas en mesure d’écouler leurs marchandises, nombreux sont ceux qui opèrent dans le marché informel et fréquentent les souks hebdomadaires à longueur de semaine. Il devient, donc, urgent d’identifier ces jeunes et de connaître leurs problèmes et leurs voeux afin de les insérer dans les dispositifs mis en oeuvre par l’Etat. Aussi les grands projets tels Orascom, Medgaz, l’usine d’aluminium, l’unité d’ammonium et autres peuvent employer quelque 10.000 ouvriers au cours des années 2008 et 2009. Aussi faut-il que cette main-d’oeuvre soit formée et qualifiée et réponde aux créneaux demandés par les employeurs. Le secteur de la formation professionnelle est en mesure d’en former si, toutefois, il est sollicité pour le faire.

Source : LE Quotidien-Oran

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