Une pépinière pour alimenter les forêts

L’idée d’étendre et de développer la pépinière d’Aïn Témouchent, relevant du secteur des forêts de la wilaya, est une initiative fort intéressante dans la mesure où elle devrait fournir du matériel végétal, toutes essences confondues, aux collectivités locales qui, auparavant, s’approvisionnaient auprès de plusieurs régions qui en sont pourvues. Ce créneau, longtemps relégué en seconde position par rapport aux autres activités, prend de l’envergure et doit s’ériger en département spécialisé. D’ailleurs, l’idée a trouvé tout l’appui des pouvoirs publics et de l’autorité chargée du secteur des forêts. Le budget de wilaya d’ Aïn Témouchent a vu juste quand il a dégagé une enveloppe pour le développement et l’extension de la pépinière. Pour l’heure, la surface qui y est réservée est quelque peu insuffisante pour satisfaire la forte demande exprimée aujourd’hui eu égard aux divers travaux d’aménagement entrepris par le secteur des forêts et autres domaines d’activités telles les collectivités locales qui ont déjà inscrit des opérations d’amélioration urbaine ou de création et (ou) rénovation de placettes publiques.
L’ITMAS d’Aïn Témouchent pourrait prendre le relais et créer une spécialisation à même de constituer un appoint vital au profit des demandeurs publics et privés; ce qui constituera une spéculation rentable en plus des emplois qu’il pourrait créer et les gains engendrés. Faute de pouvoir réaliser un parc végétal conséquent pour les besoins pressants de la wilaya et considérant les programmes d’aménagement et d’amélioration du cadre de vie, lancés par différents maîtres d’ouvrage, l’on est contraint de s’approvisionner ailleurs avec tous les risques que peuvent générer le transport, la plantation et la transplantation. L’idée d’opérer des suivis, durant plusieurs mois après la mise en terre des plants est une bonne chose dans la mesure où le plan de charge est conséquent au niveau du siège de la wilaya dont les moyens sont limités. L’année 2009 s’est caractérisée, enfin, par l’augmentation du couvert végétal qui est passé de 12 à 12,034%.

Source : Quotidien-Oran

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