Une station d’épuration pour chaque commune

A l’horizon 2014, à la fin du second plan quinquennal à lancer à partir de 2010, tous les chefs-lieux de commune de la wilaya de Aïn-Témouchent devraient avoir leur propre station d’épuration des eaux usées (STEP). C’est ce qui est programmé selon des prévisions faites par tranche annuelle de développement. A terme, l’ensemble du système produira 45.000 m3 d’eau épurée par jour. Ce qui équivaut à 16.000.000 de m3 par an, de quoi irriguer 1.600 ha de terre à raison de 10.000 m3 par ha et par an quand le système d’irrigation utilisé est traditionnel et 5.000 ha environ quand le processus usité est le goutte-à-goutte. Le taux d’épuration atteint à fin 2009 avoisine les 60%, soit un volume journalier épuré de 27.000 m3. Il se traduit par une quantité de 10.000.000 de m3 par excès pouvant irriguer 1.000 ha selon le premier procédé et 3.000 ha selon le second système d’irrigation.
A l’inverse des eaux de surface captées par les petits barrages et retenues colinéaires, celles en provenance des STEP sont quasiment pérennes et peuvent être usitées pour développer des cultures à plein temps, aussi bien pour les espèces arboricoles rustiques que d’autres nécessitant un traitement additionnel lorsqu’il s’agit de cultures maraîchères. Cependant, si en terme de planification d’infrastructures de retenues d’eau (petits barrages) ou d’épuration (STEP), l’Etat a quelque part tenu ses engagements et n’a pas ménagé ses efforts pour mettre les fonds nécessaires destinés à leur réalisation dans des délais acceptables, en matière d’infrastructures d’irrigation et de création de périmètres à irriguer, rien n’a été entamé à ce jour et l’on a l’impression qu’il existe une certaine dilution des responsabilités et une invisibilité quant à celui qui devrait se charger pour faire aboutir les inscriptions des systèmes d’irrigation et des périmètres.
Faut-il comprendre que le secteur utilisateur des eaux est appelé à les inscrire, ou bien c’est le secteur de réalisation qui devrait poursuivre les efforts et procéder à leur inscription ? Dans la situation actuelle, les interrogations sont persistantes et l’un ou l’autre secteur est interpellé, d’une manière ou d’une autre. Mais la petite et moyenne hydraulique agricole est un domaine du secteur de l’agriculture. Les prévisions faites par le passé n’ont pas été mises en instructions à exécuter. Et à part l’impact sur l’environnement réalisé, le reste est à revoir en entier.

Source : Quotidien-Oran

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