Une usine d’aluminium en projet

Pour les besoins de l’étude de faisabilité (qui comprend aussi l’étude de l’impact environnemental) du méga-projet de l’usine d’aluminium – un projet de coopération algéro-émiratie- une délégation technique mixte, venue d’Alger, vient de se déplacer, ce lundi, dans la commune de Ouled Kihel (15 km au nord du chef-lieu de la wilaya d’Aïn Témouchent), pour visiter les lieux. Il s’agit d’une zone située à l’est de la plage Chatt El-Hillal (anciennement Oued El-Halouf), zone où, si l’on croit notre source, devra être implantée l’usine qui couvrira une superficie de 400 ha. Des membres de l’exécutif de la wilaya d’Aïn Témouchent, notamment, les responsables de l’industrie et de l’environnement, y ont pris part. Rappelons que le contrat-cadre, signé le 03 mars dernier à Alger, pour la réalisation de ce projet de production d’aluminium, est un investissement direct d’environ 05 milliards de dollars qui réunit en partenariat le consortium algérien, composé de Sonatrach et Sonelgaz, et le consortium émirati composé de 02 sociétés émiraties: Mubadala Développement Compagny et Duba Aluminium (Dubaï).
Le consortium algérien participe à hauteur de 30% (75% pour Sonatrach et 25% pour Sonelgaz). Les Emiratis ont fait déplacer à Aïn Témouchent un bureau d’étude international qui, note-t-on, devrait certainement prendre en charge la partie engineering. L’aluminerie qui devra produire 700.000 tonnes, devra aussi créer jusqu’à 3.000 postes d’emploi, et son chantier de réalisation quelque 2.500 emplois directs et 7.000 emplois indirects. L’aluminerie sera composée de 02 séries d’électrolyse utilisant la technologie DX qui est considérée comme, hautement performante et respectueuse de l’environnement, selon notre source. Toutefois l’on a noté que, d’une part une partie de la matière première, la bauxite, sera importée et d’autre part une partie de la production sera exportée. Selon nos informations, le projet est intégré et autonome à 100% . Il comprend l’unité de production d’aluminium, une centrale thermique (près de Terga) à cycle combiné de 2.000 MW (méga-watts) qui sera couplée à une usine de dessalement d’eau de mer (d’une production de 150.000 m3/jour) et d’un port pouvant recevoir 1.750.000 T/an de matières premières.
Enfin, il se trouve que la zone visitée par la commission technique, qui doit recevoir cette usine d’aluminium, est presque équidistante de toutes les communes avoisinantes (Aïn Témouchent, Béni-Saf, Terga, Sidi Benadda, Aïn Tolba et El-Malah), là où l’on ira chercher la main-d’oeuvre pour le projet.

Source: le Quotidien-Oran

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