Vers une amélioration des UMC

sante Le service des Urgences médico-chirurgicales (UMC) représente indéniablement une étape cruciale dans le processus de prise en charge du malade. Les praticiens confrontés aux actes pratiqués dans l’urgence, reconnaissent l’importance des premiers soins lorsqu’il s’agit d’évacuations rapides. La plupart des hôpitaux du pays fonctionnent, hélas, avec des UMC en déca des normes admises. Dans le secteur de la santé, la localité d’Aïn Témouchent est en train de mettre les bouchées doubles pour atténuer sa dépendance vis-à-vis des CHU de la région, comme ceux d’Oran ou de Tlemcen. Les transferts en direction de ces centres ont certes fortement diminué, mais il n’en reste pas moins que le service en question mérite une attention particulière. Actuellement composés d’un petit bureau pour les consultations, d’une salle de soins sous-équipée, de deux salles pour malades, d’une unité de radiologie, d’un bloc opératoire et d’un fauteuil dentaire, les UMC accueillent en moyenne toutes consultations confondues, près de 20.000 patients par an. Manifestement, le lieu ne paraît plus en mesure de satisfaire la demande, notamment en cas de soins spécialisés.
C’est, fort de ce constat et dans la perspective d’une mise à niveau adaptée aux impératifs de la médecine d’urgence, que M. Belgherras Mustapha, le directeur de la Santé et de la Population, a inscrit sur son tableau de bord la nécessité de consolider le service des urgences en procédant à des aménagements physiques et techniques susceptibles d’améliorer la prise en charge des malades: ouverture de plusieurs salles de consultations – au moins trois -, affectation de médecins aguerris, renforcement des moyens d’investigation et d’intervention en chirurgie, humanisation de l’accueil…
«Ce n’est pas aux malades d’attendre le médecin mais le contraire, surtout que le facteur temps dans beaucoup de cas conditionne le pronostic vital. Une prompte prise en charge conforte le malade au plan psychologique et ceci est fondamental lorsqu’un veut agir en professionnels…», expliquera M. Belgherras, tout en ajoutant qu’il existe d’autres UMC au niveau des daïrate de Béni Saf, Oulhaça, Tamazoura, Hammam Bouha-djar, lesquelles bénéficient également d’un soutien constant de la part de la direction au fur et à mesure des disponibilités en personnel spécialisé. Le déficit est par exemple patent dans les domaines de la gynécologie, neurologie, médecine interne, gastrologie-entérologie, ophtalmologie, ORL, médecine légale, psychiatrie, chirurgie infantile, pneumologie, urologie et pédiatrie. Plus d’une soixantaine de médecins spécialistes activent dans le secteur public, alors qu’il en faudrait le double. D’où la lancinante question des gardes vides.
Les recrutements intervenus récemment -63 postes budgétaires dégagés- au profit des médecins chômeurs, devront alléger le fardeau, selon le DSP. D’autres besoins sont exprimés en matière d’encadrement paramédical mais le manque, semble-t-il, de postes budgétaires pénalise les structures de santé contraintes de tourner avec des effectifs réduits. En tout état de cause, la nouvelle configuration des secteurs sanitaires et les missions dévolues dans ce cadre aux établissements hospitaliers permettront assurément une meilleure maîtrise des moyens tant humains que matériels.

Source: Echo-Oran

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